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La naissance - l'inscription
Tout enfant né au Québec doit obligatoirement
être déclaré auprès du Directeur
de l'état civil qui inscrit la naissance au
registre de l'état civil du Québec.
Les parents* ont l'obligation de déclarer
la naissance de leur nouveau-né dans
les 30 jours suivant l'accouchement.
Deux documents sont nécessaires pour
inscrire la naissance d'un nouveau-né au
registre de l'état civil :
-le Constat de naissance, rempli et
signé par l'accoucheur ;
-la Déclaration de naissance, remplie
et signée devant témoin par les
parents de l'enfant.
Si les parents ne sont pas mariés, ils
doivent tous deux signer la Déclaration
de naissance pour établir la filiation
maternelle et paternelle.
Pour inscrire votre enfant, vous pouvez
présenter vous-même la Déclaration de
naissance au Directeur de l'état civil. Le
Constat de naissance lui sera alors
directement transmis par le médecin.
Cependant, il est recommandé de laisser
la Déclaration de naissance au personnel
hospitalier qui y joindra le Constat de
naissance et fera parvenir le tout au
Directeur de l'état civil dans le délai
prescrit par la loi.
Après avoir inscrit la naissance de l'enfant
au registre de l'état civil, le Directeur de
l'état civil confirmera l'inscription par lettre.
Une fois l'enfant inscrit au registre de
l'état civil dans les délais prescrits et
après vérification de l'admissibilité du
nouveau-né par la Régie de l'assurance
maladie du Québec, les parents
recevront automatiquement la carte
d'assurance maladie de l'enfant.
Le mariage
Au Québec, il faut avoir au moins 16 ans
pour se marier. Les personnes de moins
de 18 ans doivent cependant obtenir le
consentement de leurs parents ou
tuteurs. Les procédures pour se marier
sont simples. Les futurs époux peuvent
opter pour :
-un mariage religieux célébré par un
ministre du culte autorisé par le
ministre responsable de l'état civil ;
-un mariage civil célébré par un
notaire ou toute autre personne
désignée par le ministre de la
Justice.
Dans les deux cas, l'officiant doit avoir
été autorisé par le ministère de la Justice
du Québec à célébrer le mariage.
La loi prévoit :
-que les deux époux sont pleinement
égaux ;
-qu'un patrimoine familial conjoint
est constitué, comprenant les résidences,
les meubles, les automobiles
servant aux déplacements de la
famille ainsi que certains régimes
privés de retraite ;
-qu'ils choisissent conjointement la
résidence familiale ;
-que chacun d'eux contribue aux
charges du ménage ;
-qu'ils sont tous deux responsables
des dettes contractées pour les
besoins courants du ménage.
Au Québec, seul le divorce prononcé
devant un tribunal civil peut légalement
mettre un terme au mariage. En divorçant,
les conjoints doivent se partager, à parts
égales, la valeur du patrimoine familial.
La répudiation d'un conjoint par l'autre
n'a aucun effet légal. Sachez également
que la polygamie est illégale.
Les régimes matrimoniaux
La loi permet de choisir parmi trois
régimes matrimoniaux : -le régime de
la société d'acquêts, -le régime de la
séparation de biens -le régime de la
communauté de biens.
À l'exception du régime de la société
d'acquêts, qui s'applique automatiquement
aux conjoints qui n'ont passé
aucun contrat de mariage, les autres
régimes doivent faire l'objet d'un contrat
et nécessitent les services d'un notaire.
Le régime matrimonial choisi entre en
vigueur dès la célébration du mariage.
Il est par ailleurs possible de changer de
régime matrimonial ou de contrat de
mariage et de modifier l'un ou l'autre en
tout temps. Les conjoints doivent alors y
consentir mutuellement et obtenir les
services d'un notaire. Dans ce cas, le
nouveau régime matrimonial entre en
vigueur dès la signature du contrat.
L'union civil
Deux personnes, de même sexe ou de
sexe différent, peuvent contracter une
union civile devant un célébrant compétent
à célébrer des mariages. L'union
civile a essentiellement les mêmes effets
que le mariage.
L'union de fait
Deux personnes peuvent aussi décider
de vivre en union de fait, aussi appelée
« union libre », c'est-à-dire de vivre
ensemble sans se marier. Les unions de
fait sont reconnues sans égard au sexe
des personnes.
Le Code civil du Québec ne reconnait
aucun statut particulier aux conjoints de
fait. S'ils signent un contrat de cohabitation,
de préférence devant un notaire ou
un avocat, les conjoints de fait peuvent
obtenir certaines des garanties offertes
par le mariage. Ce document, qui a
valeur légale, leur permet de noter les
conditions qu'ils s'engagent à respecter.
Les enfants nés d'une telle union sont
protégés par la loi et ils jouissent des
mêmes droits que ceux d'un couple
marié. Dans le cas d'un décès, la loi ne
reconnait pas le conjoint de fait survivant
comme un héritier légal. Il est donc
recommandé aux conjoints de fait qui
désirent se léguer des biens de le faire
par un testament signé devant un
notaire. De même, le conjoint de fait
survivant pourra toucher l'assurance vie
du conjoint défunt à la seule condition
que ce dernier l'ait nommément désigné
comme bénéficiaire.
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